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« Qui vous accueille m’accueille et qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé » (Mt 10, 40)

L’amour se manifeste par l’accueil et l’hospitalité. Jésus s’identifie ici à chacune des personnes accueillies par nous. Le disciple de Dieu se distingue par la qualité de sa charité. Jésus nous rassure sur le fait que la récompense (par Dieu) de l’accueil correspondra à la reconnaissance des envoyés de Jésus : « Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité d’homme juste recevra une récompense d’homme juste » (Mt 10, 41). Lorsque Jésus déclare qu’il y aura une récompense pour celui/celle qui qui se montre accueillant, ne sommes-nous pas dans une logique de marchandage, du donnant donnant ? Pas du tout, car la récompense dont parle Jésus ici ne se situe pas dans l’ordre de l’avoir mais de l’être. Nous donnons aux autres ce que nous avons. Dieu, Lui, nous donne ce qu’il est. Ce que Dieu nous donne n’est pas quantifiable ou calculable. Le don de Dieu étant incalculable et incommensurable, la charité qui découle de lui ne saurait être mesurée. Elle est inconditionnelle et gratuite. « La mesure de l’amour c’est d’aimer sans mesure » (Bernard de Clairvaux). Si je pose un acte de charité en visant un retour conséquent et concret alors il n’est plus question de charité. Mais si je me contente tout simplement d’accomplir le bien sans le subordonner à un quelconque retour, alors le Seigneur saura me récompenser, c’est-à-dire qu’il m’accordera des faveurs de toutes sortes.

Le bien ne se vend pas parce qu’il est gratuit mais il est toujours récompensé par Dieu. La gratuité de Dieu se manifeste dans l’immensité de ses dons qui constituent sa récompense. Dieu ne nous paye pas pour nos états de service. Il ne conditionne pas ses dons, sa grâce à nos mérites ou talents mais bénit et récompense ceux/celles qui s’efforcent d’accomplir le bien. Le bien est bien et ne peut qu’engendrer plus de bien !

Célestin ONGONO, msa.