« Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur » (Mt 13, 18)
La parabole du semeur, qui est l’une des rares où Jésus donne lui-même l’explication (cf. la parabole de l’ivraie : Mt 13,36-43), nous montre que le fruit donné dépend du sol où la semence est tombée. L’efficacité de la Parole de Dieu est tributaire de la qualité de sa réceptivité. C’est pourquoi Jésus déclare « Faites attention à la manière dont vous écoutez » (Lc 8, 18a).
Il est ici question de la liberté et de la responsabilité humaines. Les quatre types de terre dont parle Jésus sont constitutifs de notre personnalité et même de notre identité. Il s’agit juste d’effectuer le choix de laisser augmenter en nous la bonne terre et diminuer les mauvaises terres.
Pour Jésus, le changement ou la conversion reste possible, voilà pourquoi il laisse tomber les grains sur d’autres types de terre que celle fertile. Cette attitude généreuse du semeur traduit l’amour de Dieu pour le genre humain. La superficialité de nos actes, la dureté de nos cœurs et l’aigreur de nos âmes épineuses ne réussissent pas à vaincre l’immense amour de Dieu qu’il sème dans les différentes terres de notre cœur.
Nous connaissons le célèbre dicton selon lequel l’homme propose, Dieu dispose, ici nous voyons bien que c’est l’inverse. Ici, c’est Dieu qui propose et l’homme dispose. Dieu nous laisse toute la liberté de faire de nos cœurs des sols ou terrains d’accueil ou de rejet de sa Parole. C’est à nous que revient la responsabilité de la réceptivité ou non de la Parole de Dieu qui, bien reçue et mise en pratique, produit des fruits (cf. Lc 11, 28) ; non exploitée, mène à la perdition et la mort.
Demandons au Seigneur la grâce de bien disposer nos cœurs à l’écoute de sa Parole afin qu’elle produise en nous des fruits nombreux et savoureux.
Père Célestin ONGONO, m.s.a.