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Du non rebelle au oui fidèle !

Cette parabole des deux fils nous fait penser à celle du Pharisien et du publicain priant au Temple (cf. Lc 18, 9-14). En chacun de nous sommeillent le premier fils, parfait publicain et le deuxième fils, parfait pharisien. Le défi pour nous consiste à prendre conscience que nous sommes tous des fils rebelles qui bénéficions de la Miséricorde de Dieu. Le Père aime les pécheurs rebelles que nous sommes. À nous d’en prendre conscience et d’accueillir cette Miséricorde. Avec le Seigneur, nous avons droit à l’erreur et la possible de changer. C’est cela la conversion !

La conversion passe par la repentance : « Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 15). La conversion constitue un acte de foi. Cette foi, nous la recevons au baptême. Baptiser c’est plonger dans l’eau. Le baptême réalisé à travers l’immersion dans l’eau a une portée symbolique très significative, car il met en lumière l’idée de la conversion comme une descente vers les eaux profondes de soi-même. La conversion constitue ainsi un retour à soi-même (non pas au sens réflexif stoïcien). Elle nous fait descendre dans notre propre intériorité dont on perd le contrôle. En retournant à soi, c’est pour mieux se tourner vers Dieu, à travers une profonde remise en cause de soi et une prise de conscience de ses limites devant l’implacable vérité de notre être. La conversion fait ainsi appel au sentiment de contrition et d’humilité, d’abaissement et même de dépouillement (cf. Ph 2, 6-8). Parce que je me reconnais fragile et limité, alors je peux, en toute vérité et liberté, me tourner vers le Seigneur dans l’optique d’un changement. C’est cette attitude d’humilité et de dépouillement et la transformation radicale de ma personne qui doit caractériser tout chrétien. Suis-je capable de renoncer à tout ce que je considère comme important de me dépouiller de tout ce que j’ai et même de tout ce que je suis ?

Célestin ONGONO, msa.